14/02/2008

La Trouvaille

 

 

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Ainsi, après avoir donné mon préavis et après qu'H. ait trouvé une merveilleuse locataire tombée donc à point nommé (pour ceux qui suivent), nous avons attendu un peu avant de revisiter d'autres lieux (une semaine, à tout casser! hum...)

Je me souviens avoir eu deux jours de congé que j'avais réservés pour ne faire que des visites...  J'ai donné pas mal de coups de fil, pris pas mal de rdv.  Certains étaient à reconfirmer, d'autres appartements étaient déjà loués, etc...

Un samedi, nous voilà arrivés dans un petit loft sympa en plein centre ville.  Nous y avions déjà placé dans nos têtes une petite cloison là, une garde-robe ici...  Et c'est l'esprit empli de ce genre d'images que nous en sommes sortis...  Il nous plaisait, certes, mais il fallait voir...  Sur le chemin du retour, coup de fil : ' Bonjour, c'est Isabelle de '...', je vous téléphone parce que je ne sais plus où on s'est donné rdv exactement, comme on doit voir deux appartements...

- ... ??? ... Heu...  Je pense me souvenir de vous mais je pense aussi que vous deviez confirmer le rendez-vous parce que je ne l'ai noté nulle part...

- ...  Ah...

- Ben oui, je me souviens...

- De fait, je suis désolée, j'ai complètement oublié de le confirmer.  Ceci dit, je suis à Bxl...  Si vous êtes dans le coin, on peut quand-même faire les visites si vous avez du temps.'

Bruxelles, pleine heure de pointe un samedi, je sens à ma gauche un conducteur passablement énervé.  Je conviens néanmoins de la rappeler dans la demi-heure pour lui dire où nous sommes et pour la rejoindre.

La première adresse était dans un commune 'de passage', que nous ne connaissions pas très bien.  Je me rappelle les photos de cet appartement et de cette petite fenêtre ronde dans la salle de bain, donnant sur une baignoire ancienne.  J'étais certaine que ça allait plaire à H.  De fait, il avait beaucoup aimé sur photos...  Arrivés dans la rue en question, nous nous sommes écriés en coeur 'Je ne voudrais pas habiter cette rue!'.  Difficile de se garer, quartier très animé.  Isabelle avait un peu de retard (forcément, elle devait garer sa nouvelle Fiat 500) et on a failli la rappeler pour dire que le quartier ne nous plaisait pas, qu'on annulait la visite. 

Assez dubitatifs devant cette porte cochère, nous voyons arriver Isabelle, pimpante, super dynamique et sympathique.  On ne lui dit rien, on entre.  Sitôt la porte fermée, nous sommes ailleurs, un autre univers, en somme.  Rien à voir avec la rue, ses bruits.  On sent tout de suite comme un havre de paix avec plein de bonnes ondes...  D'étonnement en étonnement, nous visitons en silence, limite bouche bée. J'entends un 'Je suis amoureux' dans le creux de mon oreille...  Je suis aux anges.  Puis... 'Mais oui, de toi c'est sûr, hein...  Mais je veux dire que je suis amoureux de cette appartement.  Il est pour nous, c'est sûr...'

Nous sommes grosso modo le 15 décembre...  Mon préavis prend cours ce mois en question pour se terminer fin février.  Je peux éventuellement prendre en charge un dédit d'un mois, mais pas plus...  Que faire?  Inévitablement, je repense à cette mésaventure d'Auderghem tout en pensant très fort au fait que c'était super de ne pas avoir eu cet appart.  Par contre... Celui-ci...

Voilà qu'arrive un monsieur, tasse de café à la main.  Les présentations se font.  Je pensais qu'il s'agissait d'un autre locataire.  En fait, non, c'est le propriétaire des lieux.  La maison appartenait à sa maman.  Il occupe juste l'arrière-maison et au fil de la conversation, nous apprenons qu'il vit et travaille à Paris.  Il ne rentre qu'un we/mois.  Quoi?  Toute cette maison pour nous la plupart du temps?  Oui, toute cette maison pour nous la plupart du temps.

Nous discutons un peu avec lui...  Il est très chouette, paraît nous apprécier.  Puis, il comprend un peu notre problème...  Je lui explique que malheureusement, financièrement, je ne pourrais pas me défaire de mon autre appartement avant AU GRAND PLUS TÔT le 15 janvier...  Il aquiesce.  Puis dit 'Ah, mais si vous voulez, vous pouvez le prendre même pour le 1er février, je ne suis pas à un mois de loyer'...

De toute évidence, et comme Isabelle nous l'a confirmé, il nous aimait bien.  Il avait décidé de nous faire confiance.  Pas une question sur notre situation financière, rien.  Il voulait juste bien attendre pour nous.

L'affaire était faite et quelques jours plus tard, nous signiions notre bail...


 

10:16 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ca donne envie, de vivre tout ça...
Profites en bien :-)

Écrit par : | 14/02/2008

Super ! souvent les choses les meilleurs se passent au feeling ...

Écrit par : Fanchon | 15/02/2008

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