27/03/2007

Il est parti...

La porte a un peu claqué mais il ne l'a pas touchée.

Je suis restée dans le hall, la bouche ouverte et les bras ballants, un temps.


J'ai entendu ce qu'il a dit avant mais je trouve son discours contradictoire, parfois.

Ce matin, j'avais adoré ce tour en moto dans la ville, je la voyais autrement.


Il m'a demandé si je tenais à lui. Comment lui dire un grand oui dans les conditions des derniers jours? J'ai répondu 'Je ne sais pas'. C'était la réponse la plus honnête que je pouvais donner dans l'instant. Oui, bien sûr que je tiens à lui. Non, je ne peux pas vivre comme ça.


Je suis faillible. Beaucoup moins forte qu'il ne l'imaginait sans doute.

Mais je suis incapable de supporter ses angoisses en plus des miennes.

Je peux écouter, rassurer, comprendre beaucoup de choses, trouver des excuses, consoler.

Mais je suis loin d'être un pilier inébranlable si un nouveau stress m'atteint tous les deux jours.

Je ne fais que m'enfoncer moi-même et me torturer à coup de questions et d'incertitude.


J'ai passé mon après-midi à grelotter, dans mon lit, les yeux grands ouverts, nauséeuse.


Lélé a appelé.


Je ne suis sûre que de deux choses :

Je ne suis pas heureuse.

Il est parti...

21:49 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/03/2007

Acteur maudit et autres considérations...

J'essaie la plupart du temps de ne pas être fataliste, mais là...  Trois fois que je réserve pour aller voir JP au théâtre et trois fois que ça tombe à l'eau.  Cette fois, je suis partie bien assez tôt pourtant.  Mais il y a eu confusion entre arrêt de métro et arrêt de tram!  J'ignorais que les deux pouvaient à ce point être éloignés.

Nous nous sommes donc bu un rouge en devisant au milieu de parlementaires saouls et vulgaires.

FG me dit qu'il n'y a pas de hasard...

 

Niveau santé, ça va bof bof.  J'attends un rdv qui va peut-être voir ma vie changer (et pas en bien) et je boîte tellement j'ai mal à un mollet.  J'ignore ce que c'est, la douleur d'une crampe, mais constante quand je marche.

 

Ce matin, debout tôt!  La princesse voit son ogre.  Douche, aspi, nettoyage sommaire çà et là.  Impatience.

Il y a quelques minutes, il m'annonce un imprévu prévisible.  Sur Msn, en pyjama.

Il veut bien venir quelques minutes.  Deux heures me frustrent déjà.  C'est bon...

Je l'ai vu déprimé toute cette semaine.

Ne pas se poser de questions et remettre ses propres angoisses sur le tapis.

Le bateau prendrait-il réellement l'eau?

 

Pour terminer, la pensée du jour, envoyée à l'instant par F2 :

Si vous croyez que personne ne pense à vous et que vous êtes tout seul dans l'existence,... arrêtez brutalement de payer vos factures; la situation devrait s'améliorer rapidement...

10:13 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/03/2007

Si fragile


Un jean usé un pull trop long
Un chien berger sur ses talons
Elle vit sa vie de solitaire
Loin de ses racines loin de sa terre
Malgré les tours de sa banlieue
C'est la province au fond de ses yeux
On la dirait sortie tout droit
D'une chanson triste d'autrefois

Et moi qui l'aimais en silence
Depuis des siècles depuis l'enfance
Je me suis glissé au fond de sa vie
Jour après jour, sans faire de bruit
J'perds la mémoire, j'en oublie même
Les femmes à qui j'ai dit je t'aime
A se demander si j'ai vraiment
Su aimer quelqu'un d'autre avant

Comme une pierre dans un jardin tranquille,
Loin des horaires quelque part loin des bruits de la ville
Comme une prière comme un retour d'exil
C'est une terre une cité guerrière si fragile...

Des yeux pastel quand elle sourit
Des yeux flamands quand elle s'ennuie
Y a dans son regard un ciel d'Irlande
L'instant d'après, c'est Disneyland
Elle a le cœur loin de la terre
Comme un îlot perdu en mer
Pas de port-abri pour accoster
Tous ceux qui l'aiment sont naufragés

Moi qui avais l'cœur bien avant elle
Comme une église sans fidèles
J'ai eu si peur qu'elle s'y sente mal
Que j'en ai fait une cathédrale
Quand elle me dit qu'elle est à moi
Je tiens le monde entre mes bras
On a quinze ans quand on est bien
J'en ai deux mille quand elle est loin

Comme une pierre dans un jardin tranquille
Loin des horaires quelque part loin des bruits de la ville
Comme une prière comme un retour d'exil
C'est une terre une cité guerrière si fragile...

 

Romain Didier

22:21 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/03/2007

Week end chargé... vrac en style pourri.

Il y a des gens avec qui je me balade dans Bruxelles le regard neuf, curieux, de touriste découvrant sa ville...

Lélé en fait partie...  Elle passe me chercher vers midi pour me conduire (dans sa belle voiture) du côté de St Boniface.  Le soleil brille, mes yeux me font mal, gonflés, allergie... Je m'offre un "cache-misère" digne de Paris Hilton...

Nous mangeons un bout et prenons un thé au Comptoir Florian.  J'en profite pour faire plaisir à mon hôte du soir qui fête ses 32 ans.

Direction le centre-ville pour un petit tour chez Lady Paname (chez qui je n'avais encore jamais mis les pieds).  Un verre au Fontainas, un DVD à la Fnac.

Cette après-midi m'a fait un bien fou.

Le soir, C. avait de nouveau mis les petits plats dans les grands : soirée d'anniversaire festive, pour le plus grand malheur de Catrouille la rousse.  Je me sens fatiguée, mais bien.  Les invités sont à l'aise et tout le monde parle avec tout le monde gaiement.

Lendemain, réveil douloureux.  L'ogre oublie-t-il la princesse?  Départ pour Mo.

Je passe les détails de l'Eurax et le tiramisu avec Charlotte.

Le retour dans la tempête de neige.  Je m'y sens moins à l'aise qu'auparavant, moi qui prenais la voiture par plaisir dans 10 cm de gadoue glacée.

Aujourd'hui, j'ai bossé, tôt.  Exténuée.  Beaucoup de boulot à faire grâce à mon collègue de la veille...  J'aide un taximan à transporter de la marchandise avec un collaborateur, le téléphone sonne...  S. décroche et m'amène joyeusement le portable dehors.  Nous sommes à trois, médusés, à regarder cette porte principale se refermer, sans que nous ne puissions rien faire.  Il fait froid, en t-shirt, au bout de 20 minutes...  J'ai pourtant frappé vigoureusement les vitres avec le maudit téléphone, rien.  Personne.

Par après, visionner le tout et surtout nos têtes m'a fait rire.  Sur le moment, pas.

Ce soir, je guette une arrivée virtuelle.  Elle vient, enfin.

Conversation bizarre.  Je me sens désemparée devant une déprime que j'espère passagère mais que je sais latente.

Des épiphénomènes prennent une ampleur insoupçonnée.

Dois-je me taire la prochaine fois?

Manque, élan de tendresse devant cet écran froid.

Demain, j'aimerais une grasse matinée, avant le boulot à 14h00.

Je suis quelqu'un d'entier.  Tu me vois, tu sais.  Ne doute pas de moi, inutilement.

23:29 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/03/2007

Mauvaise humeur

Je ne me sens pas bien.  Expliquer pourquoi n'est pas toujours très facile.  Mais la principale raison est certainement mon boulot et la fatigue qu'il engendre.

Là, je dois partir dans 5 minutes, j'ai juste envie de pleurer et d'oublier que je dois y aller.

Pourtant, c'est la fin, il ne me reste plus qu'un seul petit jour avant deux jours de congé.

Deux jours de congé que j'aimerais calmes, chez moi, sans voir personne.  Pas envie de communiquer, de sourire.

J'ai pourtant des choses prévues et je dois les faire.

Je les ferai.

Aujourd'hui, je demanderai à A. s'il veut bien me donner une semaine pendant les vacances de pâques.  J'en ai vraiment besoin.

On verra.

13:29 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

10/03/2007

Il y a des jours comme ça....

Avant hier, j'ai véritablement vécu une journée de merde.

Elle commençait mal, en effet.  Me lever à l'aube pour aller bosser. Trouver un autocollant bizarre sur ma voiture, que je n'avais jusqu'alors jamais vu.  Tenter d'ouvrir ma voiture et pester sur cette clé récalcitrante. M'énerver. Apercevoir 2 portières à l'arrière que je n'ai pas et réaliser que je tente d'ouvrir une voiture qui n'est pas mienne...

Arriver au boulot, la tête dans le c., ne pas m'énerver contre les retards intempestifs des collaborateurs qui ont toujours une excuse et me prendre la tête une bonne fois avec mon collègue-que-j-aime-pas pour des raisons qui m'échappent.

A moi et aux autres apparemment.  Juste prévenir A. que s'il continue à le prendre sur ce ton, je vais l'encastrer.  Voir son air étonné.

Rentrer chez moi et parler toute seule dans ma voiture.  Pester, pester, pester.  Tourner la tête au feu rouge et me sentir observée.  Sourire.

Heureusement qu'il y a de temps en temps de jolies choses imprévues qui me tombent dessus, comme ce repas improvisé hier soir avec Lélé et son P..

Trop boire.

Ne pas bien dormir.

Me préparer à aller bosser.

12:50 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/03/2007

Nouvelles... de la princesse et de moi-même...

Plusieurs jours maintenant que je me sens comme une casserole à pression. Tension clairement trop haute. J'ai stoppé mon traitement pour la thyroïde aujourd'hui. Je reprendrai demain à plus faible dose. Ca va un peu mieux, même si c'est la migraine qui me gagne, pour d'autres raisons.

Malgré cette dernière, j'ai fait plein de choses aujourd'hui. Il y en a d'autres que je ne ferai pas ce soir, par contre.

Soit.

De plus en plus, je pense que l'ogre ne peut faire que du bien à la princesse. Elle le sait, le sent comme ça aussi et se laisse aller. Ca lui met du baume au coeur . Inévitablement, elle pense qu'elle s'embarque dans une drôle d'épopée. Elle sera sans doute une épreuve pour lui, et pour elle.

Si chute il y a, elle risque d'être de plus en plus haute au fil du temps. Mais elle aura vécu, sans doute.

En attendant, il la voit comme la 8e merveille du monde et elle essaie d'en profiter.

La suite au prochain épisode...

princesse

17:58 Écrit par Rutabi dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |