28/09/2005

Didier

Il y a deux semaines, tu me disais sans détour que c'était fini, pour toi.
Les métastases étaient partout.
Difficile pour les autres d'y croire, quand on te voyait, le sourire aux lèvres, droit comme un I, derrière ton bar.
Quand je t'ai quitté, les larmes ont coulé.  Je ne pense pas que tu les as vues.  Néanmoins, l'alcool aidant, je pense t'avoir dit ce que je voulais te dire.
Cette nuit, à 5h00 du matin, je ne dormais pas... 
Je pensais justement que j'irais bien te porter un mot à Bordet, pour quand tu irais.  Savoir que je pensais à toi, que je te souhaitais du courage, malgré tout.
 
Cette nuit, à 5h00 du matin, tu étais à Bordet.
Cette nuit à 5h00 du matin, tu t'es endormi pour toujours.
 
Merci pour cette leçon de courage que tu as donnée à tout le monde.

13:11 Écrit par Rutabi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

24/09/2005

 

Ecoute...
Restons amis...
C'est mieux et c'est clair....
 
 
 
Non?

09:57 Écrit par Rutabi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/09/2005

samedi 3 septembre : En vrac...

Je ne sais pas si je vais mieux.  Je vais, je vis...    Et c'est déjà ça, pas vrai?
 
Prise en mains (passagère?) de cette prise de poids hors norme depuis quelques jours.  WW avec 2 points en moins et je bouge.  Mais je bouge, hein!  Ce matin, par exemple, Syl est arrivée sur le coup de 10h00.  Petit café, deux clopes pour elle et hop, 5 kilomètres au pas de charge.  En rentrant, petit café... et deux clopes pour elle.
Elle repart : odeur bizarre ici.  Ben oui, ça sent la cigarette focément.  Impression, pas si fausse à mon avis, que seule moi peux sentir cette odeur à 50m à la ronde.
Je comprends pourquoi Steph m'avait interdit de fumer chez lui alors qu'il venait d'arrêter.
Mais je me suis remise à ma place....  Sentiment de victimisation, de culpabilité et de rage vis-à-vis de lui qui ne me comprenait plus.  C'est moi qui ne comprenais pas.  J'ai coupé la poire en deux.  La fumée de cigarette chez moi m'emmerde, certes.  Mais je tolère que l'on fume chez moi.  C'est un défi en plus et je suis contente de vous annoncer que depuis le 15 août, plus une seule bouffée de nicotine n'est entrée dans mon corps (à part peut-être comme fumeuse passive mais bon...).  Suis au moins fière de ça.
 
Boulot pas terrible.  J'y passe ma vie et me suis fait menacer et insulter par un collaborateur le premier jour du mois.  Jour des étudiants.  Jolie crédibilité qu'il m'offre ce con.
Je le vois encore arriver vers moi avec sa farde en plastique il y a 2 ans, maintenant.  Il voulait être engagé.  J'étais contente de le revoir.  Contente d'en parler avec Marie et contente qu'il soit parmi nous à nouveau.  Quelle cruche, bon dieu!
Ce type est le plus beau faux-cul que la terre ait jamais vu!  Je le hais, je le déteste et... oui! Je le crie, haut et fort, son contrat NE SERA PAS RENOUVELE, je m'y oppose bec et ongles!
Ce qu'il ne sait pas, c'est que j'aurais pu en discuter avant cette scène débile qu'il nous a faite.
Maintenant, c'est simple.  C'est lui... ou moi.
Même si A. n'a pas l'air de s'en mêler des masses.  Je ne peux pas, moi, laisser passer ça.
 
Relu les vacances de Sel et Sucre.  Fou comme il me fait partir en éclats de rires sonores, seule devant ce pc. J'imagine parfois honteusement la tête d'un spectateur invisible et 'improbable', en me voyant lire ce blog.  C'est ce qu'on appelle, sans doute, passer du rire aux larmes.
Je le lui écris.
 
Ma mère au téléphone. 
Il y a quelques temps, je lui avais confié quelques affaires tombées de ma garde-robe après un tri très draconien.  Genre des draps blancs.  J'ignorais complètement leur origine et le lui ai dit.  La seule chose : ils étaient jaunis et puaient la cigarette.
Catastrophée............  Les draps portent des inscriptions : deux noms, dont celui de Steph.  Sans doute des draps qui appartenaient à ses parents et qui ont une valeur sentimentale pour eux, peut-être viennent-ils d'un internat, peut-être sont-ce des draps qui ont appartenu aux grands-parents de Steph.
Je sens que je m'enfonce dans ma chaise de bureau.  On dit que je me prends la tête toute seule, mais là, je trouve qu'elle fait pas mal non plus.  Mais on dit aussi que les chats ne font pas des chiens.  (Ciel! qu'est-ce qui m'attend!)
Steph, je n'ose même pas lui parler de ces draps : il s'en contrefout.  Je ne vais pas aller les reporter chez ses parents qui ne m'ont plus vue depuis des années et ma mère non plus.
Donc...
Là, je l'entends me dire que je ne suis qu'une égoïste, que je ne pense qu'à moi.  Que je ne m'occupe pas des autres et des choses qui me paraissent à moi, anodines.
Je lui fais remarquer quand-même que c'est la seule personne au monde à me traiter d'égoïste.
Elle me répond : 'peut-être parce que tu n'as qu'une seule mère'.
Qui me connaît vraiment?
 
Laurent quitte sa femme.  Qu'en dire?  Rien.  Sinon que, de un, je pense à P.  De deux, je lui ai fait remarquer (dans un état avancé, très avancé, les larmes avec et le ton mélodramatique) que s'il me présentait une nana dans 3 ou 6 mois, comme sa nouvelle copine, sans même avoir essayé quoi que ce soit avec moi, il ne devrait plus compter sur moi pour lui faire savoir que j'existe.  Que ça prouverait bien qu'il m'avait toujours considérée comme une maîtresse.
Je regrette vraiment la forme et la tournure de mon message.  Mais je suis fière de moi sur le fond.  Tout ce que j'ai dit est vrai.  Même que moi non plus je n'étais pas prète à avoir une relation sérieuse pour le moment, comme il venait de me le dire pour lui, puisque je ne pensais qu'à P.
J'expliquais à Laurent il y a deux semaines plus ou moins que quand j'étais avec qqun, je me posais toujours inévitablement la question de savoir comment je réagirais s'il passait devant moi, appétissant qu'il est.  Je n'ai pas eu l'occasion de terminer et de conclure, sans doute à cause d'un mojito arrivé prématurément.  Mais la conclusion était que avec P. en tête, il pouvait se rouler par terre devant moi, ça n'y ferait rien.
Vous voulez vraiment une anecdote croustillante?  Très bien...  Après cette fameuse discussion dans un état avancé, alors que Laurent me raccompagnait chez mes parents, nous nous sommes posé la question d'où il allait dormir.  L'envie de dormir ensemble était présente et partagée, pas envie de terminer la soirée comme ça.  Incapable de prendre un quelconque volant dans les mains et pas envie de rentrer chez mes parents à 8h00 du matin et de devoir expliquer où j'étais gnagnagna (Quoi?  Ben 32 ans, pourquoi?).
Je suis, pleurnichante, tout simplement allée demander à mes parents pour que Laurent vienne dormir avec moi dans mon lit (si, si), qu'il ne se passerait rien!  J'ai des bouffées de chaleur quand j'y repense.  Ma mère est sortie pour aller inviter Laurent à se joindre à la maisonnée (du jamais vu) et voilà comment il a passé la nuit avec moi, dans mon lit, avec mes parents à côté, qui ne sont pourtant pas commodes.  Je n'ai eu aucune question, ou presque (juste savoir ce que j'avais bu exactement pour être dans un tel état) mais je pense que mes parents ont préféré me savoir chez eux qu'ailleurs, dans l'état où je me trouvais. (il ne s'est rien passé :-p)
Tout ça pour dire que j'étais vraiment mal pour boire comme ça.  Et que bon...  Je ne regrette rien (sinon d'avoir mal joué, mais on ne m'a rien dit) et de ne pas avoir été à Ath parce que j'étais mal d'avoir été mal d'être mal.  Mais je jure d'avoir pensé aux géants pratiquement toute la journée.
 
Conversations Msniennes diverses...  Certaines prises de tête alors qu'elles commencent par dire 'pas envie de me prendre la tête', certaines consolatrices, de part et d'autre.  Envie de penser très fort à M. pour le moment.  Elle le sait.
 
Marie a un ventre superbe.  Je dirais presque qu'elle le met en valeur.  Je dis ça parce que je suis restée étonnée.  Elle est belle.  Souriante, bronzée, épanouie.
 
Lili toujours présente pour moi, dans les bons comme les moins bons moments.  Comme la semaine dernière, où c'est en elephantman que j'ai gagné les urgences, un soir.
Elle est arrivée, pour ne pas que je sois seule.
Mais aussi pour prendre... un cliché de mon joli visage double de volume.
Je ne l'ai toujours pas.  J'ai peur qu'elle ne le monnaie...  Mais non.  C'est une amie.
 
Envie d'insouciance, d'amour, de serrer quelqu'un dans mes bras, qu'il en fasse pareil.
Envie de me sentir enfin bien dans ma peau.  De revenir en arrière, début juillet pour récupérer ce poids que je n'ai plus.  Envie de pleurer.  Envie de voir P et de lui prendre la main, envie de le voir m'écouter, ému.  Envie de sa gentillesse, de sa présence, de ses doutes, pour les mettre avec les miens.  Envie d'être avec tous mes amis, envie d'être seule, pourtant.
Pas envie de me justifier, d'expliquer, de me planter sur les gens, que ma mère seule me traite d'égoïste, de me sentir énorme, de fumer.
 
Oui, comme promis...
 
C'était 'en vrac'.
 
Au fait, je le redis ici : merci pour vos passages, merci pour vos commentaires, merci d'être vous, avec moi.  Ca me touche toujours, même si je ne sais pas le dire ou le dis trop rarement.


15:18 Écrit par Rutabi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |